J’ai récemment réalisé une étude de marché pour les besoins de La Jolie Girafe. Grâce à ce travail, j’ai appris et découvert de nombreuses informations concernant les habitudes, besoins, attentes, des couturières amatrices d’aujourdhui et de demain. Une partie de mon étude m’a permis de confirmer une impression globale concernant la matière première la plus utilisée en couture : LE TISSU. Ce mot un peu magique et poétique, dont le son et l’écriture nous promet les moments de couture dont nous raffolons. Quel vaste et passionnant sujet pour les couturières ; )

Je ne vais pas l’aborder sous tous ses angles aujourd’hui, mais je vais commencer par un point qui a fait une majorité écrasante dans mon étude de marché : Tissus, labels, Eco-responsabilité.

Les réponses sont claires, vous êtes majoritairement sensible à ce caractère, mais comme l’indique les graphique de mon étude ci-dessous, vous êtes majoritairement perdues !

Alors si vous faites partie de la grande majorité souhaitant être mieux renseignée, la suite va vous intéresser. Je vais tâcher de lever le voile sur un maximum de point et j’espère que cet article vous sera utile à l’avenir. C’est le moment de vous enfoncer dans votre canapé, bien lovée et de vous offrir  un petit moment de lecture ;) Je vais tenter d’être le plus claire et surtout la plus juste qu’il me soit possible. Evidemment mes recherches et mes sources sont sérieuses, évidemment mon intention est assurément positive et bienveillante, mais en tant qu’être humain, je ne suis pas à l’abris d’une erreur de compréhension.  

 

Les labels les plus rencontrés

a) Le label Oeke Tex et ses variantes

  • OEKO-TEX® Standard 100

    Contrôle annuel par organismes indépendants uniquement sur produit fini et par classe.

    Critères généraux :

    • Des valeurs limites doivent être respectées pour les substances nocives telles que: formaldéhydes, métaux lourds, pesticides, phénols chlorés, phtalates, composés d’étain organique et autres résidus chimiques. Les colorants cancérigènes ou allergènes sont interdits.
    • Les produits biologiquement actifs sont interdits.
    • Les produits ignifuges sont interdits.

     

    Critères Textiles- Cuir :

    Elles sont définies pour les classes de produits suivantes : articles pour bébés, articles en contact direct avec la peau, articles sans contact avec la peau, matériel de décoration. Ces classes doivent retenir votre attention car elles sont déterminantes pour finaliser votre choix en fonction de l’ouvrage que vous prévoyez de coudre et son usage ! Les contrôles de substances nocives OEKO-TEX® s’orientent fondamentalement vers la destination respective des textiles et matières. Plus le contact d’un produit avec la peau est intensif et plus la peau est sensible, plus des exigences strictes en termes d’écologie humaine doivent être satisfaites.

Classe I : articles pour les bébés et les petits enfants jusqu’à 3 ans (habillement de bébé, ligne de lit, matériaux en éponge, couches, produits hygiéniques etc.)

Classe II : articles entrant en contact avec la peau (sous-vêtements, linge de lit, t-shirts, chaussettes, etc.)

Classe III : articles portés à distance de la peau (vestes, manteaux etc.)

Classe IV : matériaux d’aménagement (rideaux, nappes, revêtements de meubles rembourrés etc.)

Mon avis PERSONNEL : voilà un label qui a la côte.. je pense que c’est un des plus connu et pourtant il n’apporte pas grandes garanties selon moi…  Utile pour des tissus venant de tous pays hors EU, il n’est à mes yeux que le minima dont nous devrions disposer…. Et encore, cette histoire de classe … que se passe t’il quand un produit de classe 4 est finalement acheté pour une utilisation de classe 1 ou 2 ?  Personnellement je conclurai par : mieux que rien pour un produit hors EU.

 

  • STEP by OEKO-TEX®

Contrôles multiples tous les 3 ans par organismes indépendants sur chaîne .

Label de l’association internationale OEKO-TEX® pour les entreprises de transformation du textile visant un travail de manière respectueuse de l’environnement et socialement acceptable.

Critères généraux, textiles et cuir :

  • Les substances et les pigments nocifs pour l’environnement, cancérigènes ou allergènes, qui contiennent des métaux lourds, du plomb ou du cadmium sont interdits.
  • Les substances vectrices organiques (chlorobenzènes, chlorophénols, chlorotoluènes) sont interdites.
  • Les agents ignifuges contenant des métaux lourds sont interdits.
  • Les substances détruisant la couche d’ozone, comme les chlorofluorocarbures (CFC), sont interdites.
  • L’utilisation de pesticides pour le transport et le stockage est interdite.
  • L’eau doit être utilisée avec parcimonie.
  • Les eaux polluées doivent être acheminées vers une station d’épuration.
  • Air évacué: les émissions de monoxyde de carbone, de poussières, de dioxyde de soufre et d’oxydes d’azote doivent respecter différents paramètres.
  • A partir d’un niveau sonore de 85 dB, des protections auditives doivent être fournies gratuitement.
  • La législation nationale pour la protection des travailleurs contre les substances dangereuses et nocives doit être respectée.
  • Des critères sociaux doivent aussi être respectés. Exemples : pas de discrimination, pas de châtiments corporels ni de travail forcé, droit de former des syndicats ou d’y adhérer, droit aux négociations collectives, respect de la législation applicable en ce qui concerne le temps de travail (mais pas plus de 48 heures par semaine avec au moins un jour de repos pour sept jours consécutifs de travail), salaires correspondant aux normes légales et industrielles en vigueur.

Mon avis PERSONNEL :  une progression certaine par apport à la certification standard puisque cette fois nous ne sommes pas sur un contrôle d’échantillon, mais de la chaîne et que les critères environnementaux et sociaux ont enfin une place réelle.

 

  • Made in Green by OEKO-TEX®

Contrôles double multiples sur échantillon répondant aux 2 certifications précédentes pour composer un chaîne complète et par organismes indépendants.

Label de l’association Oeko-Tex® pour les textiles et le cuir sans polluants, issus de production respectueuse de l’environnement et socialement acceptable, visant à réduire l’impact des vêtements certifiés sur la santé humaine et sur l’environnement, ce référentiel figure parmi les labels recommandés par l’ADEME.

Afin de garantir leur innocuité pour la santé, les produits vantés doivent être soumis à un contrôle laboratoire selon les critères STANDARD 100 by OEKO-TEX®. Les sites de production, désireux d’attester leur respect de conditions de travail respectueuses de l’environnement et leur utilisation de pratiques sociales responsables, doivent se soumettre à de vastes évaluations puis à des audits d’entreprise dans le cadre de la certification selon STeP by OEKO-TEX®. L’attribution du label MADE IN GREEN by OEKO-TEX® dépend des conditions suivantes: l’entreprise de confection qui fabrique l’article prêt à l’emploi doit être certifiée selon STeP par OEKO-TEX®. Les composants qui représentent cinq pour cent ou plus du poids total du produit final et au moins 85% du poids total de l’article doivent avoir été fabriqués dans une installation certifiée STeP by OEKO TEX®. Cela ne s’applique qu’aux installations avec des procédés humides/chimiques, tels que la teinture et la finition textile (les procédés de filage humide sont exclus).

Mon avis PERSONNEL :  on est pas mal du tout sur ce label qui considère l’environnement et l’humain sur une chaîne. C’est un label qui retient mon attention.

b) Le label Ecolabel Européen

Contrôle double annuel par organisme indépendants sur chaîne partielle.

Porté par les pouvoirs publics français et européens, l’Ecolabel européen est un ” écolabel “ répondant aux exigences de la norme ISO 14 024.  

L’obtention de ce label ” environnemental ” européen est conditionnée par le respect de nombreuses exigences, qui varient en fonction de la nature des fibres utilisées (naturelles, artificielles ou synthétiques) ainsi que du type de vêtement. Par exemple :

  • Les fibres inorganiques (fibres de verre, fibres minérales, etc.) sont interdites.
  • Les chlorophénols sont interdits.
  • Les colorants azoïques et les colorants cancérigènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction sont interdits.
  • Les agents ignifuges sont interdits.
  • Les résidus toxiques (acrylonitriles, pesticides, etc.) ne doivent pas dépasser les valeurs limites fixées.
  • Les huiles et lubrifiants utilisés dans la production doivent être biodégradables à 90 %; les produits de nettoyage et les adoucissants, à 95 %.
  • Les substances anti-rétrécissement ne sont autorisées que pour les produits en coton.
  • La part de formaldéhyde ne doit pas dépasser 30ppm en cas de contact direct avec la peau, sinon elle est limitée à 300ppm.
  • La part de composés organiques volatils (COV) dans la pâte d’impression ne doit pas dépasser 5 %.
  • Tous les produits font l’objet d’un test de fonctionnalité et de qualité (p. ex. solidité des couleurs).
  • Pour les sites de production de découpe/confection/découpe, les principes et droits fondamentaux au travail décrits dans les Normes fondamentales du travail de l’Organisation internationale du travail pour la société sociale et détaillés dans le document complet sur les critères de responsabilité doivent être respectés.
  • Le sablage manuel et mécanique pour obtenir des finitions en denim vieilli ne doit pas être autorisé.
  • Coton et autres fibres cellulosiques naturelles : Pour les T-shirts, les hauts pour femmes, les chemises décontractées, les jeans, les pyjamas et les sous-vêtements, il faut utiliser au moins 95 % de coton biologique ou 60 % de coton de lutte antiparasitaire intégrée (LAI).
  • En outre, en cas d’utilisation de coton recyclé, les parts ci-dessus sont déduites de façon rétrospective . Il doit être traçable depuis le point de vérification de la norme de production jusqu’à ce que la production de tissus greige et l’utilisation de pesticides soient restreintes.
  • Laine (et autres fibres de kératine) : voir le document de critères complet pour les dérogations et la somme des valeurs limites totales pour les concentrations d’ectoparasiticide sur la laine brute avant le ratissage.
  • Produits en polyamide (nylon) : Les fibres fabriquées doivent inclure 20 % de nylon recyclé. Des exemptions s’appliquent si les produits respectent les exigences relatives aux émissions de nylon dans l’air.
  • Polyester : Les fibres discontinues doivent contenir au moins 50 % de PET recyclé et au moins 20 % de fibres de filament. Les produits destinés au secteur commercial ou public peuvent être conformes à cette exigence ou à l’exigence relative aux COV pour le polyester (dans « émission dans l’air »).
  • Polypropene : Les pigments à base de plomb ne doivent pas être utilisés.
  • Fibres cellulosiques artificielles (lyocell, modal et viscose) : au moins 25% des fibres pulvérulentes doivent être fabriquées à partir de bois de gestion durable des forêts (FAO-ONU) – la pulpe remaniée doit provenir de la sylviculture légale et des plantations.

Mon avis PERSONNEL :  ce label résonne en moi un peu comme une « équivalence” du précédent et je le prends en considération dans mes choix.

c) Le Label Bio Re

Contrôle double annuel par organismes indépendants sur chaîne complète.

Label privé suisse crée en 1997 accés sur les vêtements en coton, le commerce équitable, écologique et traçable. Exemple :

Culture :

  • Pas de pesticides ni d’engrais chimiques de synthèse
  • Pas de semis manipulés génétiquement et rotation des cultures
  • Garantie d’achat et prime bio pour les agriculteurs.

Transformation :

  • La production a lieu dans des entreprises qui s’engagent en faveur de conditions de travail sûres.
  • L’utilisation de produits chimiques toxiques est interdite dans les processus de coloration et d’impression.
  • La protection de la santé des ouvriers du textile est garantie.
  • La production a lieu exclusivement dans des teintureries équipées d’un système d’épuration des eaux usées contrôlé.

Neutralité climatique :

  • De la culture à la couture en passant par le transport, la production des textiles de bioRe® est totalement neutre en termes d’émissions de CO2.
  • Les émissions de CO2 sont compensées grâce à la construction d’installations de méthanisation et de fours à grande efficacité énergétique dans les régions de production (Inde et Tanzanie).

Traçabilité :

  • Traçabilité de toutes les étapes de production pour chaque vêtement grâce à l’ étiquette qui porte un code traceability.

Mon avis PERSONNEL :  une volonté de traçabilité qui ne peut pas passer inaperçue et qui inspire la confiance, surtout quand les critères sociaux et environnementaux sont présents et sur une chaine complète.  

d) Le label Naturland

Contrôle double annuel par organismes indépendants sur chaîne complète.

Label de l’association Naturland pour les produits issus de l’agriculture biologique.

  • Au moins 95 % du produit final doit être composé de fibres naturelles.
  • L’utilisation de nickel, de polychlorures de vinyle (PVC) et de polyuréhane (PU) est interdite. Seules les matières premières naturelles et renouvelables peuvent être utilisées.
  • L’utilisation de substances susceptibles de bioaccumulation et non biodégradables est interdite.
  • Les agents alourdissants, les métaux lourds (à l’exception du fer), les solvants et matières synthétiques halogénés, les agents complexant, les substances lavantes actives (EDTA, DTPA, APEO), les formaldéhydes, les phénols, les phénols chlorés ainsi que les enzymes produits à partir d’organismes génétiquement modifiés sont interdits.
  • Les substances cancérigènes ou mutagènes sont interdites.
  • Les produits auxiliaires doivent répondre aux exigences en matière de toxicologie et de dégradation (la toxicité est évaluée sur la base de la fiche de données de sécurité DIN).
  • Les entreprises de prétraitement, de coloration et d’affinage doivent être raccordés à une station d’épuration des eaux usées comprenant au moins deux étapes de traitement.

Mon avis PERSONNEL :  label peu vu, il a toute mon intention et interêt. Les garanties sociales, environnementales sur la chaîne sont  rassurantes et bien pensées.

e) Le Label Organic Content Standart

Contrôle unique annuel par organismes indépendants et tiers sur chaîne partielle.

Le label Organic Content Standard, aussi appelé OCS, atteste de la présence de matières biologiques pour les produits comprenant au moins 5% de matières naturelles. Créé en 2013, OCS prévoit une évaluation et une vérification indépendantes, transparentes, cohérentes et complètes des allégations de teneur en matières biologiques au niveau du produit. Le label OCS couvre le traitement, la fabrication, le conditionnement, l’étiquetage, la commercialisation et la distribution de tout produit contenant une matière biologique.

Le label OCS s’adresse notamment aux professionnels qui veulent acheter des matières biologiques, c’est pourquoi ses trois objectifs principaux sont :

  • Fournir à l’industrie du textile un outil de vérification pour l’achat de matières biologiques
  • Fournir aux entreprises un outil de confiance pour communiquer sur les matières biologiques
  • Fournir aux agriculteurs de matières biologiques un large accès aux marchés mondiaux de matières biologiques pour leurs produits.

Le label OCS garantit donc en premier lieu la composition biologique des produits qu’une entreprise achète. Le label OCS permet aussi aux consommateurs d’avoir accès à une information transparente concernant les matières biologiques dont sont composées les vêtements.

Lorsqu’il a été créé, le label OCS ne certifiait que le coton biologique. Désormais, toute matière organique non-alimentaire peut être certifiée OCS. Par exemple, outre le coton, la noix de coco ou le chanvre peuvent être labellisés OCS. Néanmoins, il est important de savoir que, contrairement au label GOTS, le label OCS ne prend pas en compte les conditions de travail liées à une matière ou son impact environnemental.

Le label OCS atteste donc de trois critères spécifiques :

  • L’absence d’OGM dans la culture d’une matière naturelle
  • L’absence de produits chimiques dans la transformation de la matière
  • La traçabilité du produit, de l’agriculture au consommateur final

    Le label OCS atteste qu’entre 5% et 100% d’un produit est composé de matières biologiques.

  • Il existe donc trois types de labels OCS, en fonction du pourcentage de matières biologiques effectivement présentes dans le produit fini :

    • “Fait avec/contient des matières biologiques” contient au moins 95% de matières bio ou “Fait avec/contient 100% de matières biologiques” contient 100% de matières bio. Le logo OCS100 est apposé pour tout produit contenant entre 95% et 100% de matières biologiques.
    • “Fait avec/contient X% de matières biologiques” : le produit contient entre 5% et 95% de matières biologiques, il n’y a pas de restriction concernant le pourcentage restant. Le produit sera estampillé du logo OCS Blended.

    La certification OCS peut être appliquée à un produit dans sa totalité ou à une partie du produit. Si le label ne certifie qu’une partie du produit, cela doit être explicitement indiqué sur l’étiquette, par exemple avec la mention “Tige 100% coton bio”.

Mon avis PERSONNEL :  un label qui ne m’inspire pas confiance, une impression de « ni fait, ni à faire ». De surcroît les critères environnementaux et sociaux sont absents…. Garanties moindres sur une partie simple d’un produit avec un double visuel qui promet de belles erreurs d’appréhension et compréhension…  Utilité toute relative selon moi, il n’est pas un gage de qualité SELON MOI.

f) Le Label Gots    

Contrôle double annuel par organismes indépendants sur chaîne complète.

GOTS pour Global Organic Textile Standard, est un label qui certifie non seulement des conditions de travail dignes mais également le respect de l’environnement et certifie un produit qui n’atteint pas la santé de ceux qui les portent et les fabriquent !

Le label Global Organic Textile Standard doit respecter des critères écologiques et sociaux applicables à la transformation de fibres certifiées bio tout au long de la chaîne de transformation du textile, de la culture des matières premières jusqu’aux consommateurs.

Sont certifiés GOTS:

a) les produits fabriqués à 95 % au moins de fibres textiles d’origine biologique certifiée

b) les produits fabriqués à 70 % au moins de fibres textiles d’origine biologique certifiée

Les critères suivants s’appliquent aux deux classes ci-dessus (a et b):

  • La part de composés organiques halogénés adsorbables (AOX) ne doit pas dépasser 1 %.
  • Les substances toxiques sont interdites.
  • Les solvants aromatiques sont interdits.
  • Les chlorophénols (TCP et CPC p. ex.) sont interdits.
  • Sont également interdits les formaldéhydes, fongicides et biocides, les solvants halogénés, les fluorocarbonates, les composés d’ammonium ainsi que toutes les substances interdites au plan national ou international.
  • La laine doit être blanchie sans chlore.
  • Seuls les agents de blanchiment oxygénés sont autorisés.
  • Les colorants et les azurants optiques doivent respecter des critères précis.
  • Boutons, fermetures éclair, bandes élastiques et autres articles de mercerie doivent être fabriqués en matériaux naturels.
  • Les eaux usées issues de la production doivent répondre à des critères précis avant d’être évacuées.
  • L’entreposage et le transport ne doivent pas générer de pollution.
  • Les transports doivent être documentés.
  • Les emballages doivent être fabriqués sans polychlorures de vinyle (PVC).
  • Les produits finaux doivent faire l’objet d’un contrôle de la qualité.
    Les conditions de travail doivent être équitables: pas de travail forcé ni de travail des enfants, salaires minimaux, horaires décents, un jour de congé au minimum par semaine, environnement répondant à des exigences de sécurité et d’hygiène, pas de discrimination, droit de créer des syndicats

Mon avis PERSONNEL : en termes de garanties qualité, environnement et social on est indéniablement sur le label valeur sure. Tout est pris en considération et les contrôles sur la chaîne ULTRA complète et complets en font un label sûr ! Les yeux fermés me concernant.

Un faux label : Reach

REACH est un règlement européen (règlement n°1907/2006) entré en vigueur en 2007 pour sécuriser la fabrication et l’utilisation des substances chimiques dans l’industrie européenne.

Il s’agit de recenser, d’évaluer et de contrôler les substances chimiques fabriquées, importées, mises sur le marché européen.

Au 31 mai 2018, déjà plus de 20 000 substances chimiques sont connues et leurs risques potentiels établis ; l’Europe dispose ainsi des moyens juridiques et techniques pour garantir à tous un haut niveau de protection contre les risques liés aux substances chimiques.

Quels sont les objectifs de REACH?
  • Protéger la santé humaine et l’environnement face aux risques potentiels des substances chimiques ;
  • Instaurer une information identique et transparente sur la nature et les risques des substances, telles quelles ou dans un mélange, du fournisseur jusqu’au client final ;
  • Sécuriser la manipulation des substances chimiques par les salariés ;
  • Renforcer la compétitivité de l’industrie, en particulier l’industrie chimique, secteur clé de l’économie en Europe.
Quelles substances sont visées ?

Toutes les substances, y compris les substances naturelles, les substances organiques et les métaux : celles utilisées dans des procédés industriels et celles rencontrées dans des mélanges, comme dans les produits de nettoyage, les peintures ; les substances contenues dans des articles comme les textiles, les meubles, les équipements informatiques ou les composés électroniques.

Quelles sont les substances  visées par la réglementation REACH ?
  • Les substances Cancérogènes 1A et 1B,
  • Les substances Mutagènes 1A et 1B,
  • Les substances Toxiques pour la Reproduction 1A et 1B,
  • Les substances Persistantes, Bioaccumulables et Toxiques (PBT),
  • Les substances très Persistantes et très Bioaccumulables (vPvB),
  • Les substances de niveau de préoccupation équivalent, comme les perturbateurs endocriniens.
Qui est concerné ?

Toutes les entreprises de l’Espace économique européen (EEE = Union européenne + Norvège + Islande + Lichtenstein) qui fabriquent, importent ou utilisent des substances chimiques dans leur activité, que ces substances soient telles quelles (comme un solvant ou un métal), en mélange (produit de nettoyage contenant ce solvant, alliage) ou contenues dans un article, comme un ustensile de cuisine.

L’industrie chimique, les entreprises manufacturières, l’artisanat… tous les secteurs sont concernés.

Comment ça marche ?

En responsabilisant tous les maillons de la chaîne industrielle

Les industriels sont maintenant responsables de la gestion des risques posés par les substances chimiques et de la fourniture d’informations de sécurité pour leurs utilisateurs. Cette responsabilité signifie que tous les maillons de la chaîne d’activité, du producteur au client, doivent être au même niveau d’information. Chaque substance utilisée sera enregistrée afin de sécuriser les risques d’utilisation et protéger autant les professionnels que le client final et l’environnement. Parallèlement, l’Union européenne peut prendre des mesures supplémentaires pour les substances extrêmement préoccupantes lorsque le besoin de renforcer l’action au niveau européen apparaît nécessaire.

En posant le principe « Pas de données, pas de marché »

Sans connaissance sur les substances utilisées, il y a interdiction de les mettre sur le marché. Les professionnels doivent dorénavant enregistrer leurs substances afin d’en décrire les risques potentiels ; après diagnostic, soit les substances ne posent pas de risque ou le risque est maîtrisé et elles peuvent être utilisées, soit elles présentent certains risques et leur utilisation est encadrée, voire interdite.

Que signifie l’acronyme REACH ?

  • EnRegistrement de toutes les substances fabriquées ou importées à plus de 1 tonne par an ;
  • Evaluation des propositions d’essais, des dossiers d’enregistrement et des substances ;
  • Autorisation, pour les substances extrêmement préoccupantes ;
  • Restrictions, pour gérer les risques liés à d’autres substances chimiques.
REACH : 3 procédures en fonction de la dangerosité de la substance

L’enregistrement pour toutes les substances

Afin de répertorier les substances et encadrer leurs risques, les entreprises doivent désormais enregistrer les substances chimiques fabriquées ou importées dans l’Union européenne si ces substances représentent, telles quelles ou dans un mélange, une quantité supérieure à 1 tonne par an. Cet enregistrement consiste, pour les entreprises, à constituer des dossiers comportant les informations sur les propriétés physico-chimiques, toxicologiques et écotoxicologiques des substances, une évaluation des risques pour la santé et l’environnement (en fonction des utilisations de ces substances tout au long de leur cycle de vie) et les mesures de gestion appropriées. L’objectif, à terme, est de répertorier 30 000 substances.

L’autorisation pour les substances les plus préoccupantes

La procédure d’autorisation impose une utilisation encadrée des substances chimiques les plus préoccupantes, susceptibles de provoquer des effets irréversibles graves sur la santé ou l’environnement. L’objectif est de parvenir à la substitution des substances les plus dangereuses par des substances ou des technologies de remplacement plus sûres pour la santé humaine et l’environnement.

Le dispositif d’autorisation vise à ce que chaque utilisation de certaines substances parmi les plus préoccupantes pour la santé ou l’environnement soit soumise à une autorisation afin de permettre son contrôle strict. Les substances éligibles à la procédure d’autorisation sont les substances cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction (CMR), les substances persistantes, bioaccumulables et toxiques (PBT), les substances très persistantes et très bioaccumulables (vPvB) ainsi que les substances suscitant un niveau de préoccupation équivalent telles que les perturbateurs endocriniens ou les sensibilisants respiratoires.

Les substances identifiées, sur la base de propositions effectuées par les Etats membres ou par l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA), comme extrêmement préoccupantes selon les critères de l’article 57 (appelées Substances of Very High Concern ou substances SVHC) sont inscrites, après consultation publique, dans la liste des substances candidates à la procédure d’autorisation. Cette liste candidate est publiée par l’Agence européenne des produits chimiques. Les substances inscrites dans cette dernière font l’objet d’une obligation de communication d’informations par les fournisseurs.

A partir de cette liste, l’ECHA recommande une liste de substances à inclure en priorité à l’annexe XIV. La Commission européenne et les Etats membres décident ensuite effectivement de l’inclusion des substances à l’annexe XIV.

Une fois qu’une substance est incluse à l’annexe XIV, elle ne peut plus être fabriquée/importée/utilisée, après les dates fixées pour chacune, sans autorisation de la Commission européenne.

La restriction pour les substances conduisant à un risque inacceptable

Les restrictions limitent ou prohibent la fabrication, la mise sur le marché ou l’utilisation de certaines substances qui constituent un risque inacceptable pour la santé humaine et l’environnement.
Dès lors qu’un État membre, ou l’ECHA sur demande de la Commission, estime que la mise sur le marché ou l’utilisation d’une substance entraîne un risque qui n’est pas valablement maîtrisé et qui mérite une action au niveau communautaire, il prépare un dossier en vue d’inscrire cette substance à l’annexe XVII du règlement.Consultation publique sur une proposition de restriction

 

 

Les certifications particulières

a)  RWS

Contrôle unique annuel sur chaîne partielle par organisme tiers et indépendants.

La norme Responsible Wool est une norme qui traite du bien-être des moutons et des terres sur lesquelles ils paissent. Elle garantit également le bon traitement de la laine en tant que fibre. Le RWS est une norme indépendante et prise de manière volontaire.

La norme s’applique aux produits contenant au moins 5% de laine RWS, calculée en pourcentage du matériau. Les produits finis contenant de la laine vierge non certifiée ne sont pas autorisés à porter le nom ou le logo RWS. La laine recyclée n’est pas éligible à la certification. 

La norme peut également s’appliquer aux sous-produits de la transformation de la laine (par exemple la lanoline ou la graisse de laine) où 100% des sous-produits de la transformation de la laine proviennent de la laine RWS.

Tous les matériaux en laine du produit doivent être certifiés RWS pour porter le logo.

Au niveau de la production, la norme permet de s’assurer que la laine issue de ces fermes soit clairement identifiée et tracée de manière transparente. Le RWS exige que tous les sites soient certifiés, en commençant par les producteurs de laine et en passant par le vendeur dans la transaction finale d’entreprise à entreprise. 

Les étapes suivantes de la chaîne d’approvisionnement sont certifiées conformément aux exigences de la norme de revendication de contenu.  

Exigences autour du bien-être animal

L’éleveur doit se conformer à toute la législation applicable en matière de bien-être animal. Les fermes ne peuvent pas comporter à la fois des moutons certifiés et non certifiés.

L’éleveur doit respecter les 5 libertés animales :

  • Absence de la faim et de la soif grâce à un accès à de l’eau fraîche et à une alimentation pour maintenir la santé et la vigueur de l’animal. 
  • Absence d’inconfort grâce à un environnement approprié comprenant un abri et une aire de repos confortable.
  • Absence de douleur, de blessure ou de maladie grâce à la prévention ou au diagnostic et au traitement rapide.
  • Liberté d’avoir un espace suffisant, des installations appropriées et une compagnie animale adaptée. 
  • Être à l’abri de la peur et de la détresse en garantissant des conditions et un traitement qui évitent la souffrance mentale.

Les moutons doivent avoir accès à des pâturages naturels à tout moment, à moins que des conditions d’urgence ou des conditions météorologiques extrêmes n’aient autrement un impact négatif sur leur bien-être. 

Le mulesing est interdit

Critères environnementaux :  

Les activités de production ne doivent pas dégrader ou avoir un impact significatif sur les valeurs de biodiversité pour lesquelles une aire protégée ou une aire clé pour la biodiversité est désignée. 

La déforestation et la conversion des écosystèmes naturels en terres agricoles sont interdites.

Critères sociaux :

La ferme doit avoir des politiques et des codes de conduite pour garantir un recrutement équitable. La discrimination, telle que définie dans la Convention n ° 111 de l’OIT, est interdite.

La ferme ne doit pas s’engager dans ou soutenir le recours au travail forcé ou obligatoire, y compris le travail pénitentiaire, tel que défini dans la Convention 29 de l’OIT.

La ferme ne doit pas employer de travailleurs de moins de 15 ans ou du minimum légal (selon le plus élevé des deux). Les travailleurs de moins de 18 ans ne doivent pas être engagés dans les pires formes de travail des enfants ou de travail dangereux des enfants, telles que définies dans la convention no 182 de l’OIT et la recommandation no 190.

Mon avis PERSONNEL : sensible au bien être animal je suis sensible à ce label si le label GOTS n’est pas présent sur le lainage. C’est pour moi un minima pour les lainages et je n’hésite pas à questionner les revendeurs et distributeurs. Les points sociaux et environnementaux sont également là et rende à mes yeux ce label d’autant plus nécessaire pour les laines.

b) Global Recycled Standart

Contrôle  annuel  minimum sur chaîne complète par un organisme indépendant.

Le Global Recycled Standard (GRS), certifie non seulement le contenu recyclé d’un produit mais vérifie aussi le respect de critères environnementaux et sociaux.

Pour l’étiquetage des produits GRS, le minimum de fibres recyclées est fixé à 50%. Le recyclage des matériaux fait référence au point dans le cycle de vie du recyclage lorsqu’un matériau récupéré est transformé en un matériau recyclé. Les entités impliquées dans le recyclage des matériaux doivent :

  • Vérifier que toutes les sources de matériel récupéré ont un caractère légal, une autorisation d’opérer et de conserver des copies des documents officiels
  • Maintenir les accords avec le fournisseur de matériel récupéré valides
  • Recueillir et conserver la déclaration de matériaux récupérés au moins 1 fois par an
  • Inspecter toutes les entrées de matériel récupéré pour confirmer la non-présence de produits vierges
  • Demander tous les certificats de transactions pour les produits GRS sortants

Les organisations ou entreprises impliquées dans la production et le commerce des produits GRS sont soumises à Certification GRS :

  • Tous les matériaux recyclés entrant dans la chaîne d’approvisionnement doivent avoir une Certificat de transaction (TC) délivré par un organisme approuvé
  • Les pourcentages de contenu pré-consommation* et post-consommation* doivent être enregistrés séparément pour chaque lot sur chaque site certifié et enregistré sur le certificat de transaction

Matériaux pré-consommation* : Matériaux détournés du flux de déchets pendant le processus de fabrication. La réutilisation de matériaux telle que la retouche, le rebroyé ou la ferraille générés dans un processus de fabrication et capables d’être récupérés dans le même processus qui l’a généré, est exclue.

Matériaux post-consommation* : Matériaux générés par les ménages ou par des entreprises commerciales, industrielles et installations institutionnelles dans leur rôle d’utilisateurs finaux du produit qui ne peut plus être utilisé pour son usage prévu. Cela comprend les retours de matériaux de la chaîne de distribution.

Critères environnementaux :

  • Mise en place d’un système de gestion des questions environnementales
  • Consommations d’eau, d’énergie et production de gaz à effet de serre contrôlées
  • Mise en place d’un système de gestion des déchets
  • Mise en place d’un système de contrôle des eaux usées

Critères sociaux

  • Exigence de mise en place d’une politique de responsabilité sociale
  • Interdiction du travail forcé
  • Interdiction du travail des enfants
  • Liberté syndicale et reconnaissance du droit de négociation collective
  • Interdiction de discrimination, harcèlement et abus
  • Santé et sécurité des travailleurs
  • Horaires de travail contrôlés

Critères sanitaires :

  • Mise en place d’un système de gestion des produits chimiques
  • Définition des critères pour l’utilisation de produits chimiques

Mon avis PERSONNEL :  une base essentielle pour les matières recyclées. La gestion de déchets et les matières sources sont au coeur de ce label. Une orientation santé et sociale clairement présente sur la chaîne, mais qui me laisse encore pleine de questions par apport au produits finis. Difficile encore pour moi d’être rassurée sur l’absence totale de nocivité de tous les produits finis… Je cherche souvent la présence d’un autre label (complémentaire) pour me rassurer, mais c’est un label que je cherche pour l’achat de tissus techniques comme pour maillot de bain, legging et brassière sport etc..

 

c) Master of Linen

Contrôle unique annuel sur chaîne partielle par un organisme tiers.

La certification européenne Masters of Linen® garantit que toutes les étapes de production et de transformation du lin suivent des normes strictes : la culture, le tissage et le filage du lin doivent être réalisés en Europe. Toutes les entreprises disposant de ce label sont soumises à des contrôles annuels, afin de garantir un processus de traçabilité pour les produits finis, comme par exemple des vêtements, et pour les produits semi-finis, comme par exemple les fils ou les tissus.

Ce label ayant pour objectif de valoriser la filière européenne du lin, l’exigence principale pour obtenir la certification Masters of Linen® est une production 100% européenne. En effet, 85% de la production mondiale de lin a lieu en Europe : le lin nécessitant un climat humide et océanique, la culture du lin est notamment concentrée entre Caen et Amsterdam. L’industrie européenne du lin représente 10 000 entreprises, il y a donc de quoi faire avec le Made in Europe !

Critères environnementaux :

Masters of Linen® demande aux entreprises labellisées de remplir un cahier des charges strict afin de mettre en place la production la plus durable possible.

La certification Masters of Linen® nécessite l’utilisation de la fibre de lin certifiée European Flax®. Il s’agit de lin provenant d’une agriculture sans OGM, sans irrigation et zéro déchet et dont la production a généré une empreinte carbone la plus réduite possible. Le lin European Flax® est 100% végétal et vegan.

Critères sociaux :

La certification Masters of Linen nécessite le respect des conditions de travail exigées par le Bureau International du Travail.

Voici une liste non-exhaustive des conditions de travail exigées :

  • Elimination du travail forcé 
  • Liberté syndicale et reconnaissance du droit de négociation collective 
  • Amélioration des conditions de travail 
  • Abolition du travail des enfants 
  • Suffisance des salaires 
  • Horaires de travail décents 
  • Abolition de la discrimination 
  • Régularité d’emploi 
  • Abolition du traitement brutal et inhumain 

Mon avis PERSONNEL : un label spécifique qui résonne en moi comme un mix « Made in green Oeke Tex + Ecolabel européen ». J’aime ce label pour ses garanties sociales, environnementales sur une chaîne et parce qu’il  permet aussi une mise en  avant de nos belles ressources.

LENZING et ses marques

Le groupe Lenzing est un groupe international dont le siège se trouve à Lenzing, en Autriche, et dont les sites de production se trouvent sur tous les principaux marchés.  Lenzing produit des fibres viscoses à base de bois, des fibres modales, des fibres de lyocell et des fils de filament, qui sont utilisés dans l’industrie textile – dans l’habillement, les textiles ménagers et les textiles techniques – ainsi que dans l’industrie des non-tissés. En outre, l’entreprise est active dans l’ingénierie mécanique et d’usine. Le Groupe Lenzing commercialise ses produits sous les marques TENCEL™, VEOCEL™, LENZING™ ECOVERO™ et LENZING™. 

Ces marques sont certifiées par le label Ecolabel Européen.

a)  Lenzing Modal :

Le modal est une fibre artificielle, c’est-à-dire une fibre obtenue à partir de la transformation de la pulpe du bois (ici, le hêtre) en une matière filable, par différents procédés chimiques. Plus précisément, les fibres végétales sont réduites en pâte et mélangées à des produits chimiques, permettant d’obtenir des filaments qui seront par la suite filés pour obtenir du tissu. C’est un type de viscose.C’est une alternative à la viscose car il est bien plus respectueux de l’environnement.
La fabrication du modal s’effectue en “circuit fermé” : cela signifie que les grandes quantités d’eau et les produits chimiques employés sont recyclés et réutilisés jusqu’à épuisement quasi total, et les eaux traitées, avant d’être rejetées dans la Nature.
Son empreinte CO2 est neutre car la réaction chimique qu’il subit au contact d’un solvant est compensée par la régénération des arbres nécessaires à sa fabrication.
Les produits composés de modal sont généralement durables car c’est une matière résistante, qui nécessite peu d’entretien : elle ne rétrécie pas au lavage, ne laisse pas le calcaire se fixer sur elle et ne se repasse pas.

Les fibres Modal TENCEL ™ dotées de la technologie Eco Pure sont considérées comme l’option la plus respectueuse de l’environnement parmi les fibres Modal existantes de l’industrie. 

Le blanchiment total sans chlore dans la pâte et la fibre offre une nouvelle norme de l’industrie en matière de production de fibres modales propres. Avec le processus de blanchiment doux, les textiles constitués principalement de ces fibres ont tendance à être plus doux que les fibres TENCEL ™ blanchies de manière conventionnelle et conviennent très bien aux sous-vêtements, vêtements de détente, literie et plus encore. La technologie Eco Pure dispose d’un processus de production écoresponsable guidé par le label écologique de l’Union européenne.

Les fibres Modal TENCEL ™ dotées de la technologie Eco Pure sont produites exclusivement en Autriche, principalement à partir de bois de hêtre provenant de forêts gérées durablement en Europe centrale et orientale.

Au cours des dernières années, les marques ont pris des décisions conscientes pour mieux comprendre leur chaîne d’approvisionnement en mettant l’accent sur la durabilité et la transparence dans la production de vêtements. À la lumière de cela, les fibres TENCEL ™ avec la technologie Eco Pure sont identifiables grâce à une technologie d’identification spéciale, ce qui rend les éco-fibres identifiables à toutes les étapes du processus de fabrication du textile.

Les détails sur les fibres modales TENCEL ™ avec la technologie Eco Pure ont été présentés à Première Vision Paris en février 2020.

c) Lenzing TENCEL®

est le nom déposé de la fibre de bois, le Lyocell, produite à partir de pulpe d’arbres variés (feuillus, eucalyptus, bambous, etc). Ces arbres proviennent de forêts gérées durablement et certifiées FSC® (Forest Stewardship Council). Il s’agit d’une matière artificielle : à mi-chemin entre le naturel et le synthétique. C’est une fibre dite « régénérée », naturelle modifiée par l’homme (cellulosique), sans procédés chimiques nocifs.
La pulpe est ensuite dissoute dans un solvant naturel et non toxique, on en récupère un extrudât qui constituera la base de la fibre. Le solvant est recyclé en circuit fermé à 99%, économisant ainsi de l’eau et de l’énergie.
Cette matière remplace notamment la viscose dont les caractéristiques au toucher sont similaires, mais dont la fabrication est polluante. Ces fibres sont polyvalentes et peuvent être combinées à une large gamme de fibres textiles telles que le coton, le polyester, l’acrylique, la laine et la soie pour améliorer l’esthétique et la fonctionnalité des tissus.

Plus précisément, le Lyocell est obtenu par broyage de la pâte à bois avec un solvant organique non toxique, le NMMO (N-methylmorpholine – N – oxide) introduit dans de l’eau à haute température. Contrairement aux autres types de viscose, la dissolution de la fibre se fait en une seule étape et est cinq fois plus rapide. Après filtrage, l’eau est recyclée et 97% du solvant est récupéré pour être utilisé une nouvelle fois.

Il constitue une alternative écologique à la viscose. Sa fibre est biodégradable et elle est traitée à l’aide d’un solvant naturel non toxique. De plus, le lyocell est recyclé en circuit fermé à 99%. Il est cependant important de s’assurer avant tout achat que la fibre est issue de forêts certifiées et gérées durablement FSC (Forest Stewardship council).

d) Lenzig Eco Vero

C’est une fibre chimique artificielle. Elle est d’origine végétale (pulpe de bois) et secondairement transformée par un processus chimique (la pulpe extraite est manipulée à l’aide de solvants pour donner une fibre qui sera filée en fil et en tissu).

  • Cette matière est une bonne alternative à la viscose conventionnelle, car la fabrication de ses fibres génère jusqu’à deux fois moins d’émissions et de consommation d’eau  : le processus de transformation permettant d’obtenir du tissu requiert peu d’eau. 
  • Le Lenzing™ Ecovero™ est biodégradable et issu de forêts durables. La matière est conçu à partir de bois issu de forêts gérées durablement, certifié FSC (Forest Stewardship Council) ou PEFC (Pan European Forest Certification).
  • La matière est traçable car Lenzing® communique avec transparence sur les sources du bois. Un système de fabrication propre à la société Lenzing® permet d’identifier les fibres de viscose de la marque dans le produit final, même après de longues étapes de transformation du textile tout au long de la chaîne de valeurs jusqu’au vêtement.

Mon avis PERSONNEL : on  ne va pas se mentir, nous sommes sur de la viscose et donc pas sur un  idéal… mais le travail et les recherches fournies pour obtenir sont déjà une vraie étape. Dans un marché du textile où les étoffes fluides ont la côte, je ne peux de mon côté qu’être favorable au choix de ses marques plutôt que n’importe quelle autre viscose. Je reste personnellement dans un esprit du mieux possible sans vouloir frustrer tous les plaisirs. Je prends donc clairement ces marques en considération et elles ont mon interêt certain.

 

Les descriptions produits du e-commerce

Bon tout cela c’est super, vous en avez plein la tête… mais comment fait-on pour s’en sortir et comprendre la présentation et surtout  dénomination des tissus proposés, car malheureusement ce n’est pas toujours clair..

Il faut savoir décrypter en prenant le temps de lire le descriptif complet des tissus et faire attention à chaque mot et l’ordre dans lequel ils sont écrits car  les logos des labels sont parfois apposés de manière stratégique (voir abusive) et  nous induise en erreur. Et ce BIO que l’on voit partout… mais qu’est ce qui est BIO ?

QU’EST QU’UN TISSU BIO ?

TISSU EN FIBRES NATURELLES ISSUES DE L’AGRICULTURE BIOLOGIQUE

Un tissu ” bio “ fait tout d’abord référence à un tissu fabriqué en fibres naturelles, issues de l’agriculture biologique, c’est à dire issu d’une méthode de culture qui n’utilise que des intrants non néfastes et non toxiques pour l’homme, issus directement des plantes et des animaux (fumier, purin, savon noir, etc.) et qui n’utilise ni pesticides, ni engrais chimiques, ni hormones chimiques, ni semence OGM, même pour la transformation.

JE RETIENS : pour obtenir un textile “bio”, il n’est pas permis de recourir aux pesticides et engrais chimiques de synthèse dans le cadre de la production des matières pour la fabrication. Les organismes génétiquement modifiés et les hormones chimiques sont interdits à l’utilisation ou pour une transformation.

Vous pouvez déjà en déduire qu’étant donné le procédé de fabrication de toutes viscoses, la Viscose Bio c’est impossible, cela n’existe pas.  C’est une dénomination sur laquelle je suis déjà tombée sur la toile et j’ai vrillé en 1s. Comment chacun peut-il s’y retrouver quand on trouve des énormités pareilles ! Mais la viscose est un gros sujet également et je ne préfère pas me disperser aujourd’hui et j’en parlerai lors d’un prochain article si vous le souhaitez ?

Reprenons  maintenant ensemble des dénominations courantes  que j’ai pu voir sur la toile  et je partage avec vous mon raisonnement et mes conclusions personelles.

Popeline de coton BIO  (pas de certificat GOTS) 2 possibilités  me viennent à l’esprit :

  • Seul le coton utilisé est certifié biologique mais pas le produit fini (encres d’impression non certifiées, présence de substances, matières non certifiées de manières trop importante etc…)
  • Le produit fini est Bio et éthique de « la tête au pied » mais le vendeur ne dispose pas lui-même de la certification GOTS lui permettant d’afficher le produit à la vente avec ce label (afin de vendre un produit certifié GOTS, il faut que le vendeur lui-même soit certifié GOTS ).

Matière naturelle (coton, lin, chanvre ) Bio  certifié Oeke Tex et Gots  :

  • le produit fini dispose des 2 labels

De manière générale je porte mon  attention sur la composition du tissu dans sa globalité, et à la position du qualificatif « bio » ou des labels. 

Si je découvre dans le descriptif détaillé du produit qu’il y a du polyester, de l’élasthanne ou spandex à gogo, j’en conclus que seule la matière naturelle composant le produit est bio, et non le produit fini (rappelez vous des pourcentages tolérés par les labels).

Enfin quand le doute m’assaille vraiment, je contacte tout simplement le vendeur pour plus d’informations ou je passe mon tour…

 Ce  que je retiens

Il est aisé de comprendre pourquoi une majorité des consommateurs sont perdus. Le nombre conséquent de labels et d’informations qui se croisent est faramineux.

Au milieu du fameux mot « bio », viennent s’ajouter les Eco-responsables qui nous rajoutent des paramètres et avis tout aussi nombreux.

Pour ma part, je retiens :

  • La certification GOTS m’assure un tissu Eco-responsable, éthique. L’assurance que mes envies et besoins ne se font pas au détriment de qui que ce soit ou quoi que ce soit,
  • Le coton est certes une matière naturelle mais sa culture non biologique est souvent source de dommages humains et environnemetaux  catastrophiques : le coton biologique est essentiel à mon éthique,
  •  Lenzing est mon alternative à la viscose et que la marque m’offre la possibilité de nombreuses nouvelles matières plus respectueuses que la viscose classique.
  • Bio ne veut pas dire GOTS.

Concernant les labels les plus courants je me suis fait un petit tableau :

Enfin, je sais que je dois prendre le temps de lire, comprendre et demander plus d’informations si j’ai un doute. Je pense avoir compris que la crédulité n’est pas une alliée dans le milieu du textile.

Je ne sais pas si je ne vous ai pas perdues au bout de 3, 20, 100 lignes mais il me tenait à coeur de reprendre tous ces points avec vous et d’avoir l’occasion d’échanger à ce sujet. N’hésitez pas si vous avez des questions et remarques ou même critiques (restons svp dans la bienveillance et la productivité intellectuelle). Je serais heureuse de pouvoir peaufiner, compléter avec vous. Je remercie Christelle, créatrice et gérante de la marque de tissus bios Hysope Tissus, d’avoir répondu à mes questions quand je doutais moi-même (et j’espère qu’elle aura le temps de lire mon pavé;)).

Petit rappel peut-être utile, mon besoin d’information et d’une consommation réfléchie ne m’est pas tombée dessus par hasard mais s’est bâti grâce à des documentaires et des lectures.  Vous trouverez ICI  une partie des documentaires très interessants que j’ai ou visionner sur l’industrie du textile, et si je devais vous conseiller un livre ce serait « Le Livre noir de la Mode » d’Audrey Millet.

Merci à vous et à bientôt Nath

 

Sources: oeke tex.com – Control-union.fr – biore.ch  – global-standard.org – ec.europa.eu  naturland.deeuropeanflax.com – ecologie.gouv.frecoconcert.fr –  labelinfo.chwedressfairthegoodsgoods.fr – 

 

Cet article a 2 commentaires

  1. CATHERINE SIRVEN

    Bravo pour cette synthèse incroyable. Vous avez du passer beaucoup de temps à la faire et je suis ravie de pourvoir en profiter. Je me permets de rajouter quelques éléments à votre réflexion si vous le permettez (en ajoutant probablement encore un peu plus de complexité…) mais le monde est gris plutôt que noir ou blanc…
    1) Tout d’abord, la production en “agriculture biologique” ne veut pas dire “sans pesticides”. On élimine dans ce cas seulement les pesticides “de synthèse” et les pesticides “naturelles” comme le cuivre, le soufre, la roténone, l’huile de neem… Ils ont aussi de la toxicité. Je vous mets 3 références à lire:
    https://www.anses.fr/fr/system/files/MISSES2021AUTO0060Ra.pdf
    https://youmatter.world/fr/definition/agriculture-biologique-definition-produits-regles/
    https://www.afis.org/L-agriculture-biologique-son-lobby-ses-pesticides
    2) Comme il s’agit ici de publications plus générales, je me suis attelée à regarder pour la production spécifique de coton et de lin ce qui était autorisé…
    Pour la france, impossible de trouver des données pour le coton car il n’y a pas ou peu de production. Je pense qu’en inde, cuivre et soufre doivent être autorisé pour des maladies comme le cotton Root worm
    Pour le lin, 110000 ha en France, voici un example des produits utilisés:
    https://www.perspectives-agricoles.com/itineraire-technique-du-lin-fibre-les-trois-piliers-de-la-protection-integree-@/view-3432-arvarticlepa.html
    Pour le sol par exemple, le cuivre et le soufre sont des produits très dangereux en comparaison des produits phytosanitaires “classiques” de synthèse. Ils sont appliqués au kilo à l’hectare alors que l’on parle de mg à l’hectare pour les nouveaux pesticides…
    Ce qu’il faut bien comprendre aussi et on le voit sur l’article des itinéraires techniques pour le lin, c’est que des plantes peuvent être “malade” et qu’il faut les soigner sous peine de perte de rendement. Si on de les soigne pas ou mal, le rendement baisse et les surfaces devront être multipliée (ce qui écologiquement n’est pas non plus souhaitable). Voici un exemple frappant des rendements comparés pour le blé: https://twitter.com/agritof80/status/1509419884572258309/photo/1
    3) Enfin, je me permet aussi une aparté sur l’usage des OGM. Pour le coton, l’usage d’OGM permet d’introduire dans la plante une toxine appelé Bt issue d’une bactérie (Bacillus Turhingiensis d’où son nom). Cette toxine peut être utilisé en agriculture biologique en spray (on en trouve facilement en vente en france). C’est un insecticide qui protège le coton des insectes qui veulent le manger. L’usage en OGM permet une protection ciblée et évite l’épandage de tonnes de pesticides. Pour moi, c’est plutôt un avantage écologique…
    On y ajoute une protection herbicide le plus souvent (la plante devient tolérante). Voici les 67 variété autorisées: https://www.isaaa.org/gmapprovaldatabase/eventslist/default.asp
    Dans le cas de la résistance herbicide du coton, on arrive parfois à obtenir des plantes résistantes en sélection variétale conventionnelle sans avoir recours à des OGM, mais pas à ma connaissance pour la résistance aux insectes.
    Il existe aussi la protection herbicide GMO comme dans le cas du lin autorisé seulement au Canada et USA https://www.isaaa.org/gmapprovaldatabase/event/default.asp?EventID=241&Event=FP967%20(CDC%20Triffid)
    Voic la aussi u e référence https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7061863/

    Bref, de quoi complexifier encore le choix… Mais il me semblait important d’apporter cette pierre à l’édifice.
    Dans le cas de la couture, nos activités humaines relèvent d’un choix et non d’une nécessité (en comparaison avec la nourriture). On peut donc légitimement se poser plein de questions. Mais déterminer le meilleur choix ici relève d’une très grande difficulté. Dans tous les cas, la production de fibre aura un impact environnemental. Il faut juste choisir celui qui nous satisfait le plus. Privilégier les production Européenne me semble important car c’est l’endroit du monde ou nous avons le plus de régulation.

    1. Un grand merci Catherine pour votre commentaire très très interessant ! Pour sûr rien n’est simple, depuis le début de la chaîne jusqu’à sa fin ! Mais pour sûr, plus on se posera de questions, plus on se renseignera, plus on réfléchira mieux cela pourra devenir. C’est en tout cas ma conviction;)

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